Dossiers Symbole

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mardi 10 juillet 2007

La légende alchimique de Saint Christophe

par Auriger

L’Église célébre le martyre de saint Christophe le 25 juillet, date qui est celle où Sirius et le soleil se lèvent en même temps dans la constellation du Grand Chien : c’est le début des jours caniculaires. Faut-il voir là une simple coïncidence avec la tête de chien attribuée au saint tutélaire ? Sous son apparence naïve, montre ici l’auteur*, la légende du Porte-Christ (Christos foros) cache vraisemblablement des enseignements très élevés. Le temps que passe le géant à la cour de son premier maître pourrait être comparé à la période de préparation qui précède la noirceur ; celle-ci faite de ténèbres et de puanteur évoque le temps passé au service du diable. Ensuite vient l’ablution ou le baptême, la déalbation : il porte l’esprit divin ou soufre philosophique sur l’eau mercurielle pour parvenir à la perfection de la pierre dans le martyre qui le réintègre dans le sein de l'Éternel.


"Jeune enfant, lorsque je t’avais sur mes épaules, dit Christophe, il me semblait que je portais le monde entier".


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La marche ou l'éveil au silence de la terre

par Claude Mettra




"C’est au moment où le marcheur est parvenu à s’abandonner entièrement au silence de la terre qu’il en découvre les merveilles."


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lundi 4 juin 2007

Aperçus sur le symbolisme du sacrifice

par Christian Mariais

Dans un monde où l’homme semble de plus en plus voué à la satisfaction immédiate de ses moindres désirs, la signification profonde du sacrifice et de sa symbolique peut présenter certaines difficultés d’interprétation et de compréhension. Il s’agit pourtant d’un sujet dont l’importance est capitale pour qui s’intéresse aux questions «traditionnelles» — et plus encore pour tous ceux qui entendent cheminer dans une «voie» de réalisation spirituelle…


"Le fondement métaphysique du sacrifice, c'est le sacrifice éternel de Dieu. Le sacrifice de Dieu, c’est la création." (Jean Hani)


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dimanche 6 mai 2007

Le symbolisme du Christ en Gloire

par Élie Lebasquais

Il existe, dans l’art médiéval, une représentation du Christ de la plus haute importance au point de vue dogmatique et initiatique. Les archéologues français, qui l’appellent «Christ en Gloire» ou «en Majesté» ont émis à son endroit des avis divers, alors qu'une saine compréhension des doctrines traditionnelles leur en aurait apporté une explication complète et satisfaisante. L'élément le plus curieux et le plus mystérieux de cette figuration du «Christ en Majesté» nous paraît être l’auréole, le plus souvent elliptique ou amygdaloïde, quelquefois circulaire, qui l’entoure complètement. Sa forme amygdaloïde l’a d’ailleurs fait nommer par les archéologues italiens une «mandorla», une amande.
Ce texte a été publié dans la revue Le Voile d’Isis n° 184, avril 1935. Les inter-titres sont de la rédaction de Symbole.


"L’amande est le Christ ; l’écorce de l'amande. Autour de la chair est la douleur de la croix."


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samedi 31 mars 2007

Pâques : l'archétype de la Résurrection, ses mystères et ses applications pratiques

par P. R. de Coppens

Sociologue et anthropologue, P.R. de Coppens a consacré de nombreux travaux aux relations entre santé et spiritualité. Bien que l’auteur ait recours, ici ou là, à un vocabulaire ou à certaines formulations qui semblent renvoyer à un fond doctrinal quelque peu “mélangé”, il nous a néanmoins paru intéressant de publier ici ce texte (1). A propos de Pâques et de la Résurrection, il met en effet l’accent sur une dimension essentielle, et cependant souvent négligée, singulièrement en Occident : celle de l’importance du “corps” dans tout itinéraire spirituel — de la nécessité d’une spiritualisation du corps, anticipation du “Corps de Gloire”. Si la résurrection du Christ le matin de Pâques est au coeur de l’espérance chrétienne («Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra» - Jean 11, 25), il importe de rappeler que la promesse dont il s’agit est celle de la «résurrection de la chair», c’est-à-dire de la “transformation” ou de la «transfiguration» dans le Verbe divin de tout l’homme. Celle-ci n’est autre, en mode ésotérique, que la réalisation en soi de « l’homme universel» (2) — processus de «réalisation» engagé dés ici bas, et qui, en quelque sorte, “culmine”, en mode non manifesté de l’être, en tant que «possibilité suprême du Soi, conscient de sa propre permanence dans l’Éternel Présent» (3).


"Celui qui croit en moi, même s’il meurt vivra". (Jean 11, 25)


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vendredi 2 mars 2007

Les larmes, la myrrhe et la Croix

par Jacques Bonnet

Cette étude de Jacques Bonnet, publiée en 1971 dans un livre devenu introuvable, Les symboles traditionnels de la Sagesse (Éd. Horvath) s’insère dans une série de textes consacrés à “L’arbre et l’homme”, la myrrhe, “Les arbres, symboles de la Sagesse”, “Le figuier et la vigne” et “Les arbustes symboliques”. L’auteur évoque tour à tour le mythe de Myrrha, les propriétés et les usages de la myrrhe dans les civilisations anciennes, mais aussi son symbolisme et son interpretation chez les Pères grecs et latins. Évoquant par sa forme, par sa saveur et par sa racine hébraïque et arabe les «larmes», le «sang» et «l’amertume», mais aussi «l’amour» — «la vision véritable (qui) vient du Coeur» —, la myrrhe, utilisée dans l’embaubement, est aussi un baume d’incorruptibilité. Elle est donc liée à la fois à la vie et à la mort, «symbole d’immortalité après avoir été un symbole de mort» — et J. Bonnet note sa présence à la naissance comme à la mort du Christ…



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vendredi 9 février 2007

Notre-Dame de Paris

La “Dame aux deux livres”
du trumeau du grand portail
de Notre-Dame

par Christian Mariais

Un bien curieux bas-relief orne le trumeau du grand portail de Notre-Dame de Paris. Situé en position centrale et à hauteur d’homme, il ne devrait pas échapper à l’œil d’un visiteur un tant soit peu attentif. Tel ne semble pourtant pas être le cas : sa parfaite exposition semble au contraire le cacher à la vue de ceux qui n’y sont pas préparés. Les symboles sont souvent coutumiers de cette façon de se soustraire aux regards extérieurs “profanes”…

notre dame

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mardi 2 janvier 2007

Le symbolisme de la crèche

par l’abbé Henri Stéphane*

Le mystère de la Nativité comporte un double aspect : la naissance du Verbe dans le monde (point de vue macrocosmique(1)) et la naissance du Verbe dans l'âme (point de vue microcosmique(2)).Il est peut-être difficile de représenter ces deux points de vue à la fois, et certaines figurations se référeront plutôt à un aspect qu'à l'autre. Mais, dans les deux aspects, l'Enfant-Jésus doit occuper une situation centrale ; il doit être aussi petit que possible pour figurer « le Royaume des Cieux semblable à un grain de sénevé » (Mat. XlII, 31-32). La Vierge doit occuper également une situation centrale, mais à l'arrière-plan ; elle ne doit en aucun cas occuper une position symétrique de celle de saint Joseph, qui n'est pas le véritable père de l'Enfant-Jésus ; elle ne doit pas, contrairement à la plupart des figurations vulgaires, avoir une attitude de prière ou d'adoration au même titre que les autres personnages. Il lui faut être dans la fonction de Virgo genitrix, ce qui suppose qu'elle est située, comme nous l'avons dit, en arrière du Christ, mais dans la même situation « axiale » qui signifie qu'elle est à la fois « Mère de Dieu » et « Épouse du Saint-Esprit ». Son attitude doit être hiératique, parfaitement impassible, ce qui symbolise sa virginité, son immaculée conception, sa parfaite soumission ou «passivité » à l'égard de l'Esprit-Saint.

creche
Crèche. « L'Enfant-Jésus doit occuper une situation centrale ; il doit être aussi petit que possible pour figurer « le Royaume des Cieux semblable à un grain de sénevé » (Mat. XlII, 31-32).

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L'étoile

Par Jacques Bonnet

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lundi 1 janvier 2007

De la couleur verte et de quelques-unes de ses correspondances*

par Jean Reyor

Dans son premier article sur Dante hermétiste, Argos(1) soulignant l'importance de la couleur verte dans le symbolisme hermétique observe que le vert est consacré à l'apôtre saint Jean. Cette remarque m'a suggéré quelques rapprochements entre les données de l'astrologie, de la mythologie gréco-latine et de la symbolique chrétienne. En effet, la couleur verte correspond en astrologie à la planète Vénus, de même que dans la mythologie elle est attribuée à la déesse Vénus née de l' écume de la mer, le vert se rapportant à l'eau parmi les éléments. Parmi les pierres précieuses, l'émeraude correspond à saint Jean et aussi à la planète Vénus d'après les meilleurs auteurs.

symbolique couleur verte


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