Dossiers Symbole

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lundi 14 juillet 2008

A propos du "quatre de chiffre"

Par Jean Canteins

Nous publions ci-après un inédit de Jean Canteins, touchant au symbole du «quatre de chiffre». C’est là un thème auquel René Guénon consacra un article dans un numéro des Etudes traditionnelles, en juin 1948, article à compléter utilement – soit dit en passant – par un autre, de janvier-février 1951, relatif au « chrisme et au cœur dans les anciennes marques corporatives ». Cette contribution de Jean Canteins ne se veut en rien conclusive quant à la nature même de ce symbole ; elle offre, plus simplement, un certain nombre d’observations susceptibles de constituer autant de voies à explorer par les curieux et les « désirants ».


"Le quatre de chiffre intégral"

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jeudi 10 juillet 2008

A la «croisée» de Paris : la tour Saint-Jacques

Par Henri Adoue

Surplombant de ses quelque soixante mètres la place parisienne du Châtelet et ponctuant le cardo de l’antique Lutèce, la tour Saint-Jacques a fait l’objet, depuis trois ans, d’une importante campagne de restauration et de consolidation (la quatrième en un siècle et demi), en vue notamment de remédier aux menaces de chutes de pierres imputables aux agressions climatiques et environnementales.


"Surplombant de ses quelque soixante mètres la place parisienne du Châtelet et ponctuant le cardo de l’antique Lutèce, la tour Saint-Jacques ... "


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samedi 5 avril 2008

Le jour et la nuit ou l’ambivalence du chemin

Par Roland Bermann

Oracle contre Douma (...)
«Veilleur où en est la nuit ? Veilleur où en est la nuit ?»
Le veilleur répond : «Le matin vient et la nuit aussi. Si vous le voulez, interrogez. Convertissez-vous, revenez !»
Isaïe XXI,11-12 (trad. Bible de Jérusalem, éd. 1957).
Nous ne prétendons pas ici nous livrer à une étude exhaustive de ces deux versets énigmatiques, dont les implications sont multiples, mais seulement tenter d’en souligner certains aspects particuliers.



"La lumière n’est plus avec vous que pour peu de temps. Marchez tant que vous avez la lumière, de peur que les ténèbres ne vous atteignent : celui qui marche dans les ténèbres ne sait pas où il va." (Jean, 12-35).


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jeudi 6 mars 2008

La blessure au côté droit du Christ

Par Frédérick Tristan

La blessure au côté droit du Christ telle qu’elle est affirmée par la quasi-totalité des crucifix depuis l’apparition de sa représentation recèle en soi-même une énigme – et mieux : un mystère – que la plupart des observateurs ont semblé dédaigner. L’évangile de Jean qui nous rapporte le coup de lance dit : «l’un des soldats, de sa lance lui perça le côté et aussitôt il sortit du sang et de l’eau». (In. 19.34). Puis il ajoute : «celui qui a vu en rend témoignage, - un authentique témoignage, et celui-là sait qu’il dit vrai – pour que vous aussi vous croyiez». (In.19.35). Et certes, il n’est pas précisé que le coup de lance fut donné au cœur, mais au côté, et aucun des côtés n’est désigné. Toutefois la connotation fut toujours évidente, comme nous le verrons : c’est le cœur du Christ qui fut transpercé (ce qui donnera lieu, plus tard, au culte du Sacré-Cœur). Or, comme chacun sait, le cœur est à gauche. Pourquoi donc cette blessure au côté droit, si continûment, si généralement décrite par l’iconographie chrétienne ? C’est la question à laquelle nous allons tenter de répondre.


"C’est tout entier que je désire voir et toucher, plus encore m’approcher de la sacro-sainte blessure de son côté, de cette porte de l’arche faite au flanc, non pas seulement pour y mettre mon doigt ou ma main, mais pour entrer tout entier jusqu’au Cœur même de Jésus (Guillaume de Saint-Thierry)."


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dimanche 3 février 2008

Le symbole et le sacré

Par Roland Edighoffer

Pour comparer valablement le symbole et le sacré, il convient évidemment de commencer par définir le plus précisément possible chacun de ces deux concepts. Si l’on s’en tient à la simple étymologie, on constate que le mot "symbole" provient du substantif grec sumbolon, dérivé du verbe sumballein qui signifie "jeter ensemble", alors que le terme "sacré", en latin sacer, est dérivé du verbe sancire qui signifie "rendre inviolable", c’est-à-dire séparer du reste du monde. Il existe donc apparemment une opposition entre ces deux domaines philologiques. Mais c’est précisément parce que le symbole exprime une réalité d’origine "non-humaine" qu’il est en mesure d’exprimer le "Tout autre" qu’implique l’expérience du sacré (1).


"Le monde est l’œuvre d’un Être surnaturel ; œuvre divine et, par conséquent, sacrée dans sa structure même. […] Cette histoire sacrée — la mythologie — est exemplaire." (Mircea Eliade).


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vendredi 14 décembre 2007

L'âne et le bœuf au théâtre de la Nativité

par Claude Mettra

Dans l’imagerie chrétienne, il y a deux scènes fondamentales : celle de la Nativité qui correspond au solstice d’hiver et celle de la Passion, qui répond à l’équinoxe de printemps. Et dans la Nativité, il est deux acteurs dont la présence est aussi constante que celle de Jésus et de Marie : ce sont l’âne et le bœuf, bêtes de l’hiver plongées dans l’attente du nouveau soleil et préservant de leur chaleur affectueuse cette flamme dérisoire que représente un petit enfant dont la tâche est de restituer la création à sa gloire primitive.


"Telle est sans doute la signification ultime de cette crèche dont l’âne et le bœuf sont les acteurs capitaux : le Christ est l’enfant magique né des noces de la vie sauvage que symbolise l’âne, la bête du chaos, de l’informe, de l’instinct, du désir de l’être, et de la vie civilisée que symbolise le bœuf, l’animal sans lequel les hommes ne parviendraient point à changer le monde et à inventer à la terre un avenir sans cesse renouvelé."


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mardi 23 octobre 2007

Le doigt de Dieu

par Jacques Bonnet

Saint Augustin cherchant quelle était la personne de la Sainte Trinité qui avait parlé sur le Sinaï suggère : «Pourquoi n’envisagerions-nous pas l’Esprit-Saint, puisqu’à ce moment a été donnée la Loi écrite sur des tablettes de pierre par le doigt de Dieu, nom sous lequel nous savons que l’Esprit-Saint est désigné dans l’Évangile ?» (1) Il s’agit du passage de Saint Luc : «Si c’est par le doigt de Dieu que je chasse les démons, alors le Royaume de Dieu est arrivé pour vous» (2). Le passage correspondant de Saint Matthieu est le suivant : «Si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, alors le Royaume de Dieu est arrivé pour vous» (3). On ne peut donc trouver plus explicitement affirmé que le doigt de Dieu est l’Esprit-Saint.


"Si le bras sortant du nuage a servi à figurer le Père, la main adhérente à ce bras était le Fils, et les doigts bénissant ou œuvrant, le Saint-Esprit."


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lundi 1 octobre 2007

La Mer d’airain ou la purification

par Roland Bermann*

Nous trouvons dans l’Écriture la description précise, et même quelques fois minutieuse, de certains objets. L’on est en droit de se demander si une telle description nourrie de nombreux détails est utile à la portée d’un texte sacré, connaissant par ailleurs la concision extrême partout adoptée. Il est trop simpliste de n’y vouloir trouver qu’un peu de couleur et d’atmosphère ou un goût du détail partout ailleurs inexistant. Pour se convaincre qu’il n’en est rien et que là encore, dans l’Écriture, rien n'est superflu, essayons de voir au moyen de l’une d’elles, celle de la Mer d’airain — un instrument rituel du Temple de Jérusalem —, ce que peuvent nous apporter de telles descriptions.


Le Temple de Jérusalem, avec ses différentes enceintes et son mobilier (Gravure de Christian Van Adrichom, XVIe siècle).


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mercredi 5 septembre 2007

Le symbolisme du zodiaque

par Yves Lenoble

Les références aux signes du zodiaque dans les textes anciens et dans les œuvres artistiques sont innombrables depuis plus de 2000 ans. Et même si, en règle générale, les milieux scientifiques et religieux considèrent l’astrologie comme inutile et dangereuse, une bonne moitié de nos contemporains continue à s’intéresser aux signes du zodiaque. Pourquoi le zodiaque fascine-t-il autant ? Quels sont ses secrets ? La pérennité de l’astrologie réside probablement dans les vertus du langage astrologique. Et celui-ci n’est-il pas avant tout un langage symbolique ?


Yves Lenoble : "Les images zodiacales ont une portée universelle".


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mardi 10 juillet 2007

La légende alchimique de Saint Christophe

par Auriger

L’Église célébre le martyre de saint Christophe le 25 juillet, date qui est celle où Sirius et le soleil se lèvent en même temps dans la constellation du Grand Chien : c’est le début des jours caniculaires. Faut-il voir là une simple coïncidence avec la tête de chien attribuée au saint tutélaire ? Sous son apparence naïve, montre ici l’auteur*, la légende du Porte-Christ (Christos foros) cache vraisemblablement des enseignements très élevés. Le temps que passe le géant à la cour de son premier maître pourrait être comparé à la période de préparation qui précède la noirceur ; celle-ci faite de ténèbres et de puanteur évoque le temps passé au service du diable. Ensuite vient l’ablution ou le baptême, la déalbation : il porte l’esprit divin ou soufre philosophique sur l’eau mercurielle pour parvenir à la perfection de la pierre dans le martyre qui le réintègre dans le sein de l'Éternel.


"Jeune enfant, lorsque je t’avais sur mes épaules, dit Christophe, il me semblait que je portais le monde entier".


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