Dossiers Symbole

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jeudi 27 septembre 2007

Philosophies de “l’invisible nature”

par Roland Edighoffer*

L’ouvrage de Jean-François Marquet, Philosophies du secret. Études sur la gnose et la mystique chrétiennes (XVle-XIXe siècle) (1) rassemble une série d’études sur Paracelse, Sébastien Franck, Guillaume Postel, Valentin Weigel, Gerhard Dom, Jacob Boehme, Jeanne Guyon, Louis-Claude de Saint-Martin et bien d’autres adeptes de l’ésotérisme. Roland Edighoffer, professeur émérite à la Sorbonne, spécialiste de l’hermétisme et du rosicrucianisme, l’a lu pour Symbole.



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En quête de l’ésotérisme chrétien

par Matthieu Houx

Au moment où paraît la volumineuse étude du père Rousse-Lacordaire sur l’ésotérisme chrétien (1), il est bon de signaler l’ouvrage d’André Vandamme, paru il y a peu sur le même sujet — trop peu fréquenté —, Les trésors cachés de l’Évangile selon Matthieu – Pour une réhabilitation de l’ésotérisme chrétien (2). Ce livre est composé d’un avant-propos d’ordre général et du texte de l’Évangile selon Saint Matthieu commenté verset par verset.


Saint Augustin (Gravure du XVe siècle).


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mercredi 5 septembre 2007

La perspective ésotérique au prisme de la doctrine catholique

par David Bisson

L’ouvrage du dominicain Jérôme Rousse-Lacordaire, Ésotérisme et christianisme, se présente comme une vaste étude historique sur le déploiement de l’ésotérisme dans le contexte du christianisme et une analyse acérée de la critique catholique de l’ésotérisme. L’étude met en lumière des liens, apparemment ténus, entre deux formes de “pensée”, dont l’une est née dans le sein de l’autre, et que tout semblerait aujourd’hui opposer. Mais J. Rousse-Lacordaire démontre, au contraire, que le fossé entre l’institution catholique et le cheminement ésotérique n’est nullement infranchissable à partir du moment où les critères de l’évaluation sont clairement énoncés et définis…



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De Solesmes à l’advaïta : l’itinéraire d’Henri Le Saux

par Jean Tilly

Figure de feu que celle de Dom Henri Le Saux, un moine bénédictin de la très orthodoxe congrégation de Solesmes, qui sentit l’appel à évangéliser l’Inde et, après sa rencontre avec Ramana Maharshi, puis Shri Gnanananda, plongea dans l’expérience de l’advaïta — la “non dualité”. Un livre retrace son itinéraire.


Le Père Henri Le Saux-Swami Abhishiktananda.


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La prière du cœur selon Louis-Claude de Saint-Martin

par Michel Michel

Depuis sa disparition, la fonction de témoin de la tradition illuministe française qu’exerçait Robert Amadou, semble à présent revenir à Jean-Marc Vivenza. Celui-ci, délaissant les perspectives guénoniennes — on se souvient de son Dictionnaire de René Guénon (le Mercure Dauphinois 2002) et de La métaphysique de René Guénon (Le Mercure Dauphinois 2004) — concentre sa recherche, qui ne se limite pas à un travail, pourtant appréciable, d’érudition, sur le courant martiniste. Après deux bibliographies éditées en 2003 dans la collection Qui suis-je ? chez Pardès, l’une sur Joseph de Maistre, l’autre sur Saint-Martin, il publiait en 2006 au Mercure Dauphinois un ouvrage de synthèse sous le titre : Le martinisme - L’enseignement secret des maîtres : Martinès de Pasqually, Louis-Claude de Saint-Martin et Jean-Baptiste Willermoz. Dans son dernier ouvrage La prière du cœur selon Louis-Claude de Saint-Martin dit le Philosophe Inconnu (Arma Artis, 2007) il dégage ce qu’il affirme être le cœur de l’enseignement de Saint-Martin.


Louis-Claude de Saint-Martin, dit le "Philosophe Inconnu" (1743-1803).


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mardi 10 juillet 2007

L'art éternel de peindre

par Philippe Barthelet

Pierre Ryckmans, alias Simon Leys, est cet homme qui encourut les foudres de notre bien-pensance politique pour avoir dit, quand l’Occident, de Malraux à l’extrême gauche de papier, béait d’admiration devant Mao, ce qu’il en était au juste d’un régime d’oppression et de ruine, l’un des pires que la terre ait portés. C’est qu’il en parlait en connaisseur, et que sa connaissance était de première main. La première édition traduite en français et commentée de Shitao, les Propos sur la peinture du moine Citrouille-Amère, date de 1970 ; Pierre Ryckmans (ou Simon Leys) y démontrait de la meilleure façon possible que la Chine était pour lui autre chose qu’un slogan ou une image exotique des dérèglements modernes de l’esprit.



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Le chevalier du Roi

par Philippe Barthelet

Dans le Prince d’Aquitaine, Henry Montaigu écrit que selon la perspective gnostique, qui seule doit nous importer ès choses littéraires, «Zévaco, finalement c’est plus sérieux que Proust». Il le soutenait à propos de Pardaillan ; le Capitan est de la même veine, et lui aussi est «plus sérieux» que beaucoup de supposées grandes œuvres offertes à l’admiration des lecteurs. La même veine, celle des romans de la Table Ronde, et l’on s’émerveillera de retrouver ce monde intact sous la plume d’un journaliste anarchiste, candidat socialiste aux élections, ami de Séverine, de Louise Michel et de Jaurès.



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lundi 4 juin 2007

Dominique de Roux : Apocalypse now

par Jean-Marie Beaume

Longtemps ignoré, voire méprisé par les milieux intellectuels qui lui reprochaient sa farouche indépendance d’esprit et la «petite prose d’apocalypse» d’un style aussi éblouissant qu’assassin, Dominique de Roux, trop tôt disparu (1935-1977), a fini par s’imposer depuis quelques années, au fil des rééditions, comme l’un des derniers grands écrivains du XXe siècle. Philippe Barthelet nous restitue avec son génie, dans son dernier livre, cette âme-foudre.



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dimanche 6 mai 2007

Les mystères christiques de Jean Canteins

par Arnaud Rouvières

Mystères et symboles christiques (1) avait été publié en 1996 aux éditions du Rocher et était devenu introuvable. Sa réédition chez Archè, fin 2006, doit être justement saluée comme un événement, non seulement par tous ceux qui s’intéressent à la symbolique et à l’iconographie chrétiennes, mais aussi, bien au-delà de toute perspective strictement “confessionnelle”, par tous ceux qui sont engagés dans un cheminement spirituel — et conscients que le langage symbolique est le langage métaphysique, c’est-à-dire universel, par excellence.



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vendredi 30 mars 2007

De la danse des derviches à la métaphysique de Rûmî

par Éric Geoffroy

Les “derviches tourneurs”, confrérie musulmane soufie fondée au XIIIe siècle par Jalâl al-Dîn Rûmî, sont connus pour leurs danses “en toupies” très prisées des touristes. Mais peu savent que cette danse giratoire rituelle (samâ‘) recèle un très riche symbolisme, et a longtemps constitué l’un des éléments clefs d’un parcours initiatique. Les derviches tourneurs – doctrine, histoire et pratiques, que publient trois chercheurs érudits et passionnés (1) réussit le pari de livrer au grand public averti l'essentiel de ce que l'on doit savoir sur la confrérie Mawlaviyya, autrement appelée ordre des Derviches tourneurs.



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