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samedi 5 avril 2008
Par CEAPT Symbole copyright,
samedi 5 avril 2008 à 10:43 - Entretiens
Le parrain de SymbOle, Frédérick Tristan, fête cette année ses 50 ans d'édition. L’éditeur Fayard vient d’ailleurs d’ achever la republication de toute son œuvre romanesque, soit une trentaine d'ouvrages. Dans le même temps, paraît Le Chaudron chinois, récit inédit ayant pour décor l'ancienne Chine. Un cinquième livre sur ce thème tant pour Frédérick Tristan la Chine est «une affaire de famille». Ce qui ne l’empêche pas par ailleurs de s’inquiéter sur la perte actuelle de son âme, «car elle se veut "dragon doré"», et de soutenir la noble cause du Tibet libre !

Frédérick Tristan : "Ma démarche d'écrivain a toujours été la même, quel que soit l'imaginaire que j'ai souhaité abordé ou qui m'a sollicité. Que ce soit dans le monde anglo-saxon, germanique, arabe, juif ou chinois, toujours c'est l'homme et lui seul que j'ai tenté de décrire en sa grandeur et en ses failles et surtout en sa quête acharnée du Sens."Lire la suite
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jeudi 6 mars 2008
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jeudi 6 mars 2008 à 18:19 - Entretiens
Propos recueillis par Olivier Gissey
Ses multiples livres et interventions font de Bertrand Vergely un des philosophes les plus en vue d’aujourd’hui. Et il nous importe ! Car nourri au meilleur de la pensée de l’Orient chrétien, un lait substantiel qui ressemble à du miel, Bertrand Vergely n’est donc pas un philosophe comme les autres. La densité de sa présence, sa puissance spirituelle, la fermeté de sa pensée, nous convoquent et appellent en nous l’Espérance. On ressent chez lui la nécessité du corps à corps avec la réalité et de ne pas tricher avec les idées. À 53 ans, Bertrand Vergely est loin de nous avoir tout dit et donné. Nous avons voulu en savoir plus sur son parcours intellectuel et spirituel et nous vous proposons quelques jalons glanés lors d’un entretien. Par ailleurs, pour éclairer sa lanterne, le lecteur trouvera à la fin de ce texte un petit mémento de tous les noms cités ainsi qu’un aperçu rédigé par Olivier Clément sur les grandes figures de l’orthodoxie qui ont vécu en France.

Bertrand Vergely : "Le silence de Dieu est un amour infini." (Photo : Louis Monier).Lire la suite
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mercredi 24 octobre 2007
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mercredi 24 octobre 2007 à 16:52 - Entretiens
Journaliste, écrivain, philosophe chrétien, Christian Chabanis, trop tôt disparu, aura beaucoup bataillé, pendant près de vingt ans, aux avant postes de tous les combats de la foi — que ce soit contre l’athéisme dominant, le relativisme philosophique, le matérialisme sous toutes ses formes ou un certain darwinisme triomphant. Les titres de ses livres sonnent comme autant de coups de clairon : Dieu existe ? Oui (Stock, 1979), Gustave Thibon, témoin de la lumière (Beauchesne), À ceux qui ne croient plus en rien ni en personne (Fayard, 1985)… C’est en 1982, sous cette forme si vivante et “efficace” du recueil d’entretiens qu’il affectionnait, que Chrisitan Chabanis publie La mort, un terme ou un commencement (Fayard) où il interroge sur le thème de la mort une vingtaine de personnalités, de l’historien Philippe Ariès au philosophe Emmanuel Lévinas, en passant par Emmanuel Leroy-Ladurie, le professeur Jérôme Lejeune, Francis Jeanson ou Jean-Marie Lustiger. Nous publions ici de larges extraits de cet entretien avec le Cardinal Lustiger, alors archevêque de Paris — mort il y a peu*. L’espérance fondamentale du chrétien «face à la mort, comme au péché», rappelle-t-il, «c’est le don de l’Esprit de Dieu (Rm 5, 5), le don de la Vie impérissable. On peut jouer sur le sens étymologique du mot, puisque “esprit” se dit souffle, en hébreu comme en grec. C’est dans la puissance de l’Esprit du Christ qu’il peut y avoir, pour les croyants, victoire sur la mort.»

Le cardinal Jean-Marie Lustiger (1926-2007).Lire la suite
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mardi 23 octobre 2007
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mardi 23 octobre 2007 à 17:11 - Entretiens
Propos recueillis par Jean-Marie Beaume
Auteur d’une trentaine d’ouvrages, essais, récits, entretiens, poèmes, théâtre…, Claude-Henri Rocquet, qui fut proche de Lanza del Vasto et l’un des grands interlocuteurs de Mircea Eliade, publie Chemin de parole (éd. de Corlevour, 2007)* – livre inclassable, dont le «cœur» est une herméneutique de deux épisodes majeurs de l’Ancien Testament. D’une part, le «sacrifice d’Abraham», comme révélation de l’essence tragique de l’être, elle même reflet du tragique en Dieu – dont la création peut être lue comme le sacrifice premier. D’autre part le combat de Jacob avec l’ange, où la naissance d’Israël – d’un combat de Jacob «contre soi-même» – devient la figure de tout combat spirituel et paraît même anticiper le passage de l’ancienne Loi à la loi nouvelle puisqu’il révèle que «le changement de la guerre en amour est le temple véritable (…), la seule Échelle de la terre au ciel». Livre éblouissant, inépuisable, où rayonne à chaque phrase une pensée-lumière dont la structure profonde semble participer de celle de l’étoile, Chemin de parole apparaît emblématique de l’œuvre, déjà connue d’un public fidèle, de C.-H. Rocquet. Dans cet entretien avec Jean-Marie Beaume, il évoque son rapport intime à l’écriture, inséparable de son itinéraire spirituel, mais aussi ce que fut sa «traversée du désert» – et certaines des figures littéraires, intellectuelles et spirituelles qui ont le plus compté pour lui.

Claude-Henri Rocquet : "la tâche de l’écrivain (mais on pourrait transposer pour le peintre, le musicien...) consiste à laisser venir".Lire la suite
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jeudi 6 septembre 2007
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jeudi 6 septembre 2007 à 12:28 - Entretiens
Propos recueillis par Jean-Marie Beaume
Anthropologue, maître de conférences à l’université de Caen, Michel Fromaget est l’auteur de nombreuses études sur les représentations de la vie et de la mort et a consacré deux ouvrages majeurs à réhabiliter «l’anthropologie ternaire» traditionnelle (la triplicité corps-âme-esprit), progressivement oubliée par les simplifications successives de la pensée occidentale, notamment depuis Descartes : Introduction à l’anthropologie ternaire (Albin Michel, 1991), et L’homme tridimensionnel (Albin Michel, 1996). Il a également publié Le symbolisme des Quatre Vivants – Ézéchiel, Saint Jean et la tradition (éd. du Félin, 1992). Avec Naître et mourir (1) il revient sur les enjeux spécifiques de l’anthropologie ternaire dans la perspective de l’accompagnement des mourants (lire à la suite de cet entretien la note de lecture d’Anne Van Dyck), en soulignant que l’agonie peut-être aussi la source d’une véritable souffrance spirituelle autant que le moment décisif d’un véritable “éveil”. Il rappelle aussi que l’anthropologie ternaire, propre à toutes les grandes traditions spirituelles, justifie la possibilité d’une «seconde naissance» — virtualité «fragile» dont les “enjeux” posthumes semblent aujourd’hui bien oubliés de l’homme moderne “profane” «dont les facultés perceptives et cognitives (…) s’altèrent»…

Michel Fromaget : "L’homme ne saurait être déifié sans passer par la seconde naissance, et celle-ci n’a de sens que par le terme parfait dont elle est l’accès, terme qu’elle laisse déjà entrevoir, et qui n’est autre que la déification".Lire la suite
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lundi 4 juin 2007
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lundi 4 juin 2007 à 16:17 - Entretiens
Propos recueillis par Jean-Marie Beaume
Né en Grèce en 1933, installé en France depuis le début des années 60, après avoir longtemps séjourné en Suisse, Cosmas Koronéos, ami de Paul Celan, d’Elias Canetti et de Giorgio Strehler, est l’auteur d’une seule œuvre globale, originale et inclassable, composée d’un ensemble de textes organisés en quatre sections distinctes : Théâtre (Ontologie I, composé d’une dizaine de tragédies), Poésie (Ontologie II) avec Fugitif, longtemps après ; Mythe (Ontologie IV, avec Faits divers. Description d’un Messie (1), publié en 2005). Avec Faut-il inventer le réel ? Étude sur le principe (2) (Ontologie III) qui paraît ce mois-ci, voici donc le volet proprement philosophique de cette entreprise unique en son genre, qui s’achèvera par Manuel pour Gilgamesh (Ontologie V). Dans sa présentation de Faits divers, Frédérick Tristan évoquait «l’importance» d’un texte qui se veut «texture, réalité vivante et intime, prenant forme d’écriture, sismographe des états et des étages de la conscience» et soulignait que «l’œil du scripteur», «omniprésent» dans sa tentative de «saisir la multiplicité du réel» décrivait surtout «l’intériorité du regard, faisant basculer l’extérieur vers l’intérieur lors d’un retournement du paraître vers l’être.» Rencontre avec un écrivain total, dont les mots, sans cesse en quête d’efficacité, n’en finissent pas de chercher la passe, témoignant d’un ordre intérieur rigoureux dans leur tentative d’appréhension du flux existentiel» — comme pour mieux faire comprendre que c’est l’au-delà de cette réalité approchable qui est le véritable but de la quête, dont la seule voie d’accès serait le silence puisque, aussi bien, «“Voilà ce que tu es”, on ne peut le comprendre qu’après avoir épuisé tout ce que nous ne sommes pas…».

Koronéos : "Nous sommes tous des "mystères" vivants".Lire la suite
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samedi 10 février 2007
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samedi 10 février 2007 à 16:06 - Entretiens
Propos recueillis par Nicolas Givry
Directeur d’études émérite à l’EPHE (Histoire des courants ésotériques et mystiques dans l'Europe moderne et contemporaine), Antoine Faivre est le premier à avoir constitué l’"Histoire de l’ésotérisme occidental” comme spécialité spécifique au sein de la discipline académique “Histoire des Religions”. L’auteur d’Accès de l’ésotérisme occidental (1) évoque ici les moments clefs de ce processus d’institutionnalisation.

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samedi 10 février 2007 à 15:15 - Entretiens
Propos recueillis par Anne Van Dyck
En 1980 naissait une revue mensuelle au titre prometteur d’Aurores. D’une conception ouverte sur toutes les formes de réalisation spirituelle, en liaison avec les théologies, cosmogonies et les philosophies, cette revue se plaçait dans une perspective traditionnelle globale. Vingt ans après, nous avons interrogé son fondateur, Jacques Le Vallois, pour connaître, avec le recul du temps, sa position sur cette création qui fut, en son temps, un point de convergence.
Dans cet entretien, il réfléchit, entre autres, sur le rôle d’éveil qui peut être joué aujourd’hui : "L’ambition de celui qui voit la dérive du monde actuel, souligne-t-il, est d’œuvrer — modestement — pour tenter de maintenir, à son endroit, un certain niveau de conscience. Mais les maîtres, les sages sont peut-être plus nombreux qu’on ne le pense. Certains sont reconnus, d’autres pas. Un sage ne se préoccupe pas, a priori, de “communiquer”. Mais il peut essayer de transmettre sa sagesse si quelqu’un le lui demande et s’il est prêt à recevoir cette transmission…"

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samedi 10 février 2007 à 13:14 - Entretiens
Propos recueillis par Arnaud Rouvières
Dans sa série “Architecture et géographie sacrée”, Paul Barba-Negra met en œuvre une véritable entreprise de décryptage et de remémoration des messages symboliques que contient toute architecture traditionnelle, puisque « monument » signifie tout à la fois « se rappeler » et « faire vivre ». Il revient, dans cet entretien, à travers le développement de Paris, sur sa lecture de la ville moderne « frappée d’amnésie » et dérivant vers l’Ouest. Pour Paul Barba-Negra, « notre société robotisée, coupée de ses racines spirituelles » crie son urgent besoin « d’étancher sa soif aux sources vives et éternelles de la Vérité…

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mercredi 3 janvier 2007
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mercredi 3 janvier 2007 à 11:57 - Entretiens
«Le langage symbolique nous restitue à ce qui,
dans le temps,
témoigne de l’éternité…»
propos recueillis par Jean-Marie Beaume
Né en 1955, défenseur inspiré d’une « poésie hautaine et flamboyante, inasservie à toute forme d’utilitarisme (…), seule aire de liberté épervière et d’espérance hespériale en cet Occident délétère que désertent les Anges et les Dieux », Luc-Olivier d’Algange est l’auteur d’une œuvre considérable et protéiforme, où se mêlent herméneutique, poésie, métaphysique, récits, textes littéraires ou de philosophie politique.

Le Moderne pratique le chauvinisme temporel : cette époque est meilleure que les autres, car il s’y trouve : elle est son écrin ; l’esclave sans maître est le joyau.
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