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lundi 31 mars 2008

Les Carnets de Jean Biès (VII)


Voici la suite de la publication des Carnets, extraits du Journal de Jean Biès — qu’il tient depuis plus de quarante ans et qui est, à ce jour, encore inédit.


Jean Biès.


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vendredi 7 mars 2008

Sommaire Symbole 15 - mars 2008


Jean Biès

Du côté de l’Être, par Olivier Gissey
Retour à l’essentiel, par Luc-Olivier d’Algange
À la rencontre de James Tavener, par Jacques Viret
Carnets inédits (VI)
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Entretien - Les jalons spirituels de Bertrand Vergely par Olivier Gissey
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Symbole - La blessure du côté droit du Christ, par Frédérick Tristan
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Expo - Alfera : langage symbolique et approche du sacré, par Olivier Clément
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In memoriam - Jacques Bonnet, par Henri Adoue
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Livres - Lectures par Philippe Barthelet (II)

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Jean Biès, du côté de l’Être

Par Olivier Gissey

Jean Biès se veut avant tout écrivain et pas maître spirituel pour un sou. Il est vrai que sa langue respire une essence de nature poétique, c’est à dire faite d’honnêteté, de beauté et d’intériorité. ”L’écriture est ma vocation, mon absolu”.


Jean Biès (Photo : Louis Monier).


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«L’œcuménisme des fleurs» de Jean Biès

Par Luc-Olivier d’Algange

L’ouvrage de Jean Biès, longtemps introuvable, Retour à l’Essentiel, s’inscrit dans une tradition, celle des traités de résistance à laquelle appartiennent, à des titres divers, Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps, de René Guénon, Le Traité du Rebelle d’Ernst Jünger ou Chevaucher le Tigre de Julius Evola.


"Il ne suffit point, en effet, de se désillusionner du monde moderne, d’en percevoir la laideur et la lourdeur, d’en décrire les ridicules et les abominations, il faut encore trouver en soi, c’est à dire en dehors du «moi», les puissances heureuses qui feront de cette rébellion une voie spirituelle, un chemin orienté par la clarté matutinale, l’ aurora consurgens de la réminiscence."


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Jean Biès à la rencontre de John Tavener

Par Jacques Viret

La sensibilité de Jean Biès à l’égard de l’art en général et de la musique en particulier est bien connue de ses lecteurs. En 1987, son ouvrage Art, Gnose et Alchimie, trois sources de régénérescence contenait une dizaine de belles pages décrivant les suggestions et stimulations que l’homme en quête de sagesse peut trouver dans les œuvres musicales anciennes ou modernes. Et il y a eu quelques années plus tard, dans la revue Connaissance des religions, une série d’articles non moins éclairants sur le thème « Musique et métaphysique ». Le terrain était donc préparé pour son tout dernier livre : une monographie dédiée au compositeur anglais John Tavener.


"La démarche artistique de Tavener n’est nullement celle d’un isolé ; elle s’inscrit en bonne place dans l’actuelle mutation de civilisation qui résorbe la modernité subversive pour réhabiliter les valeurs traditionnelles."


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Les Carnets de Jean Biès (VI)


Voici la suite de la publication des Carnets, extraits du Journal de Jean Biès — qu’il tient depuis plus de quarante ans et qui est, à ce jour, encore inédit.


Jean Biès.


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jeudi 6 mars 2008

Les jalons spirituels de Bertrand Vergely

Propos recueillis par Olivier Gissey

Ses multiples livres et interventions font de Bertrand Vergely un des philosophes les plus en vue d’aujourd’hui. Et il nous importe ! Car nourri au meilleur de la pensée de l’Orient chrétien, un lait substantiel qui ressemble à du miel, Bertrand Vergely n’est donc pas un philosophe comme les autres. La densité de sa présence, sa puissance spirituelle, la fermeté de sa pensée, nous convoquent et appellent en nous l’Espérance. On ressent chez lui la nécessité du corps à corps avec la réalité et de ne pas tricher avec les idées. À 53 ans, Bertrand Vergely est loin de nous avoir tout dit et donné. Nous avons voulu en savoir plus sur son parcours intellectuel et spirituel et nous vous proposons quelques jalons glanés lors d’un entretien. Par ailleurs, pour éclairer sa lanterne, le lecteur trouvera à la fin de ce texte un petit mémento de tous les noms cités ainsi qu’un aperçu rédigé par Olivier Clément sur les grandes figures de l’orthodoxie qui ont vécu en France.


Bertrand Vergely : "Le silence de Dieu est un amour infini." (Photo : Louis Monier).


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La blessure au côté droit du Christ

Par Frédérick Tristan

La blessure au côté droit du Christ telle qu’elle est affirmée par la quasi-totalité des crucifix depuis l’apparition de sa représentation recèle en soi-même une énigme – et mieux : un mystère – que la plupart des observateurs ont semblé dédaigner. L’évangile de Jean qui nous rapporte le coup de lance dit : «l’un des soldats, de sa lance lui perça le côté et aussitôt il sortit du sang et de l’eau». (In. 19.34). Puis il ajoute : «celui qui a vu en rend témoignage, - un authentique témoignage, et celui-là sait qu’il dit vrai – pour que vous aussi vous croyiez». (In.19.35). Et certes, il n’est pas précisé que le coup de lance fut donné au cœur, mais au côté, et aucun des côtés n’est désigné. Toutefois la connotation fut toujours évidente, comme nous le verrons : c’est le cœur du Christ qui fut transpercé (ce qui donnera lieu, plus tard, au culte du Sacré-Cœur). Or, comme chacun sait, le cœur est à gauche. Pourquoi donc cette blessure au côté droit, si continûment, si généralement décrite par l’iconographie chrétienne ? C’est la question à laquelle nous allons tenter de répondre.


"C’est tout entier que je désire voir et toucher, plus encore m’approcher de la sacro-sainte blessure de son côté, de cette porte de l’arche faite au flanc, non pas seulement pour y mettre mon doigt ou ma main, mais pour entrer tout entier jusqu’au Cœur même de Jésus (Guillaume de Saint-Thierry)."


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mardi 4 mars 2008

Alfera, langage symbolique et approche du sacré

Par Olivier clément

Gilles Alfera expose ses Formes du Dedans, «une héraldique de la transcendance» selon Antoine de Vial, du jeudi 3 au dimanche 20 avril 2008, de 13 à 19 h, salle royale en l’église de la Madeleine à Paris. Pour la critique d’art, Mylène Vignon, cette exposition «profondément intimiste, s'inscrit dans un registre de confidentialité très émouvante. Les toiles déployées, les gravures et les livres d'artistes, permettent au regard de ne pas se perdre dans une scénographie monotone. L'œuvre devine la voûte et dessine un théâtre ouvert au silence et à la réflexion». La clé de l’œuvre d’Alfera, selon Olivier Clément, serait «cette assomption de la matière dans "la lumière de la vie"». Nous avons le plaisir de publier ce texte du grand théologien orthodoxe écrit il y a quelques années à l’occasion d’une autre exposition de l’artiste.


"La peinture de Gilles Alfera est à la fois très méditée (très -préméditée) et d'une grande force plastique. Il n'y a pas ici copie des modèles du passé, mais capacité de dégager leur esprit pour l'incarner, en la purifiant, dans la sensibilité contemporaine."


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In memoriam : Jacques Bonnet (1910 – 2008)

Par Henri Adoue

Jacques Bonnet est décédé le 21 janvier 2008, à Roanne : il était âgé de 97 ans. SymbOle avait publié dans ses colonnes quelques extraits des Symboles traditionnels de la sagesse - ouvrage composé par cet auteur en 1971 - sous les titres suivants : L’étoile (n°1, octobre 2006), Les larmes, la myrrhe et la croix (n°5, mars 2007), Le doigt de Dieu (n°12, novembre 2007).


Jacques Bonnet : "Notre ambition a été de nous conformer à la méthode et à la pensée de René Guénon, en suivant, pour l’étude des textes dans leur langue d’origine, les procédés du midrash […] et en les reliant par la considération de la Canicule, qui semble avoir imprégné les esprits dans les diverses traditions durant les deux millénaires qui ont précédé le nôtre."


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