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mercredi 11 juillet 2007

Les anges dans la tradition d’Israël

par T. Basilide

La tradition d’Israël (1) donne une classification générale des créatures, que l’on peut résumer ainsi* : au sommet de toutes les hiérarchies des êtres est le Prince du Monde, l’Ange de la Couronne ; puis les deux anges jumeaux, anges de la Sapience et de l’Intelligence ; puis les sept grands anges qui se tiennent toujours devant la Face de Dieu, et les douze anges gouvernant les 12 tribus d’Israël. Les Quatre Vivants animent tous les êtres de ce monde et des autres. Au-dessous d’eux, les 72 anges gouvernent les 72 constellations et les 72 peuples issus de Noé. Puis les anges des Sept cieux et ceux du Zodiaque. Ensuite, ceux du monde sublimaire, esprits protecteurs des êtres du monde que nous habitons. Au-dessous de tous ces êtres viennent les hiérarchies démoniaques, analogues et inverses des hiérarchies angéliques.


"Les anges sont proprement les habitants des sphères célestes, par delà lesquelles il y a les «Cieux des Cieux» peuplés aussi d’habitants sans formes".


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La Vierge et l'archange Saint-Michel dans la mystique judéo-chrétienne (I)

par Jean Tourniac

Auteur de nombreux ouvrages et articles (1), Jean Tourniac (+ 1995) a consacré plusieurs études et tout un livre (Sommes-nous des Judéo-Chrétiens ?, 1988) au Judéo-Christianisme — conçu, au-delà des ambiguïtés de la notion, non comme la simple “continuation” du Judaïsme ou au contraire son “abolition” (cf. les velléités d’opposer la “loi de vengeance et de rigueur” de l’Ancien Testament à la “loi d’Amour” du second), mais comme l’accomplissement authentique du Judaïsme (et non son abolition) en et par Jésus Christ. Cette tentative à la fois modeste et profondément traditionnelle de «jeter un regard serein sur l’unité des deux Testaments dans un esprit d’amour» révèle toute sa fécondité dans ce texte* consacré à la Vierge et à l’archange Saint Michel. Dans la première partie de cette étude, Jean Tourniac s’attache principalement à la figure de la Shekinah, aux rapports qui existent entre elle, Saint Michel, l’Ange de la Face et le Nom Schaddaï (le Tout Puissant) — mais aussi avec l’image de la «femme vêtue de soleil, la tête couronnée d’étoiles et la lune sous ses pieds». Dans la ligne du symbolisme traditionnel exposé par René Guénon, il montre toute la richesse de sens de cette image : «d’une part, l’axe vertical qui va de Terre au Ciel empyrée, en passant par l’accomplissement des “petits mystères” avec le franchissement lunaire en bas et par la réalisation des “grands mystères” en haut, dans le char solaire — et (…) d’autre part, la graduation polaire des états supérieurs de l’être, ce qui, métaphysiquement, s’entend du franchissement des chœurs angéliques par l’âme virginale.»


"Alors que Gabriel est l’archange ou l’ange de l’Annonciation et celui des Nations, Michel protège Israël et le Royaume de France".


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Les hiérarchies spirituelles

par René Guénon

Dans ce chapitre essentiel des États multiples de l’être (éd. Guy Trédaniel-Véga) — qui fait suite à la représentation des état de l’être fondé sur le symbolisme géométrique présentée dans Le Symbolisme de la Croix —, René Guénon rappelle que «presque tout ce qui est dit théologiquement des anges peut être dit métaphysiquement des états supérieurs de l’être» et précise, sur un certain nombre de points essentiels, la théorie des états multiples, dont il faut souligner le caractère absolument fondamental au point de vue de la métaphysique pure — et donc de la réalisation de l’être qui ne peut être qu’une réalisation par la connaissance, les degrés de l’être n’étant pas autre chose que ceux de la connaissance elle-même.

rene guenon
"En raison même de l’équivalence de tous les états vis-à-vis de l’Absolu, dès lors que le but final est atteint dans l’un ou l'autre des degrés dont il s’agit, l’être n'a aucunement besoin de les avoir tous parcourus préalablement, et d'ailleurs il les possède tous dès lors «par surcroît», pour ainsi dire, puisque ce sont là des éléments intégrants de sa totalisation".


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