La légende alchimique de Saint Christophe
Par CEAPT Symbole copyright, mardi 10 juillet 2007 à 17:55 - Symboles - #99 - rss
L’Église célébre le martyre de saint Christophe le 25 juillet, date qui est celle où Sirius et le soleil se lèvent en même temps dans la constellation du Grand Chien : c’est le début des jours caniculaires. Faut-il voir là une simple coïncidence avec la tête de chien attribuée au saint tutélaire ? Sous son apparence naïve, montre ici l’auteur*, la légende du Porte-Christ (Christos foros) cache vraisemblablement des enseignements très élevés. Le temps que passe le géant à la cour de son premier maître pourrait être comparé à la période de préparation qui précède la noirceur ; celle-ci faite de ténèbres et de puanteur évoque le temps passé au service du diable. Ensuite vient l’ablution ou le baptême, la déalbation : il porte l’esprit divin ou soufre philosophique sur l’eau mercurielle pour parvenir à la perfection de la pierre dans le martyre qui le réintègre dans le sein de l'Éternel.

"Jeune enfant, lorsque je t’avais sur mes épaules, dit Christophe, il me semblait que je portais le monde entier".
Un colosse à tête de chien
Selon une légende reproduite dans La nouvelle Anthologie uniate d’Arcudius et mentionnée dans le Ménologe de Basile, Christophe aurait été d’abord une espèce d’ogre à tête de chien qui dévorait les hommes ; ce n’est qu’après son baptême qu’il reçut une face humaine et le nom sous lequel on l’honore. On le nommait auparavant Rebropus, Reprobus ou Adocimos, surnoms signifiant «réprouvé», et aussi Offerus ; nous en reparlerons plus loin. Le fait est que d’anciennes peintures byzantines nous représentent saint Christophe avec une tête de chien, comme Anubis, le fidèle serviteur d’Osiris.
Dès la plus haute Antiquité, sa mémoire fut entourée d’honneurs particuliers par l’Église ; et le moyen âge le compte au nombre des quinze bienheureux décorés du titre de saints auxiliaires ou protecteurs toujours invoqués efficacement dans les grands dangers. On croyait à cette époque, comme de nos jours, qu’il suffisait de regarder son image pour être préservé tout le jour contre l’eau, le feu et les tremblements de terre ; de plus on avait recours à lui dans les temps de peste et pour les cas de possession diabolique. Les églises et monastères élevés en son honneur sur tous les points de la chrétienté attestent l’universalité de son culte, et quarante-six communes réparties sur l’ensemble de notre territoire portent encore son nom.
Son image dans les cathédrales occupe une place à part ; sa statue, ordinairement de taille colossale, était généralement adossée au premier pilier des édifices religieux et ces gigantesques figures se voyaient encore au siècle dernier dans un grand nombre de cathédrales françaises, notamment à Paris, Sens, Auxerre. Celle de Notre-Dame-de-Paris avait 28 pieds de haut et avait été offerte en ex-voto par le Chevalier Antoine des Essarts, sauvé de la hache par l’intercession de saint Christophe ; elle fut détruite en 1784 par ordre du chapitre. Dans toute l’Europe, on retrouve son effigie au portail d’un grand nombre de cathédrales et particulièrement en Espagne où, quoiqu’il fût géant, le nombre de ses reliques est tel qu’on pourrait en reconstituer de nombreux saints Christophe.
Sa statue est presque toujours accompagnée d’inscriptions du genre de celle-ci : «Christophori sancti speciem quicumque tuetur Illo namque die nullo languore tenetur» (Quiconque regardera l’image de saint Christophe n’éprouvera dans la journée aucune faiblesse.) Elle était souvent entourée du zodiaque, comme si elle remplissait le monde entier.
Au XVe et au XVIe siècle les images peintes gravées et sculptées se multiplièrent à l’infini ; nous devons citer parmi les plus intéressantes par le talent de leurs auteurs les estampes de Martin Zagel, d’Israël von Mecken, d’Albert Dürer, de Martin Schoen, Altdorfer, etc. Il est intéressant de remarquer que la représentation du sujet, qu’elle soit traitée par le pinceau, le ciseau ou le burin, reste constamment la même ; tous les artistes de toutes les époques nous montrent le colosse portant l’enfant Jésus sur ses épaules et traversant un fleuve en s’appuyant sur un tronc de palmier. Souvent aussi on voit sur le rivage, l’ermite qui avait converti saint Christophe, tenant une torche ou une lanterne pour éclairer son disciple. Les primitifs sont en particulier tout à fait pathétiques dans les anciens tableaux où ils nous montrent le géant au cœur simple, chancelant sous le poids de son incompréhensible fardeau et tournant des regards pleins de surprise vers le glorieux enfant qui lui sourit pour lui donner courage et le bénit.

"Tous les artistes de toutes les époques nous montrent le colosse portant l’enfant Jésus sur ses épaules et traversant un fleuve en s’appuyant sur un tronc de palmier."
La légende dorée du Porte-Christ
Les peuples ne purent se résoudre à ignorer les actes de la vie d’un saint dont le nom signifiait Porte-Christ (Christos foros) et qui jouait dans leur existence un rôle tutélaire aussi considérable. L’histoire ne pouvait leur fournir que des renseignements rares et confus ; la pieuse imagination de nos pères s’empara de ces débris informes et en bâtit un gracieux édifice qui est la légende de saint Christophe telle que la conte «la Légende dorée» de Jacques de Voragines.
Nous allons l’exposer en quelques mots pour aider à la clarté de ce qui doit suivre.
Au pays des Chananéens, d’autres disent en Syrie ou en Palestine, vivait un géant dont la stature mesurait douze coudées. Fier de sa taille et de sa force physique, il résolut de s’attacher au service du plus puissant roi de la terre, et se fit admettre au nombre des capitaines d'armée d’un Prince chrétien, renommé pour sa bravoure et ses hauts faits. Au cours d’une fête donnée à la cour, il se présenta un chanteur dans les chants magiques duquel revenait souvent le nom du diable. Christophe observa que le Prince se signait chaque fois qu’il entendait le nom du diable et il lui en demanda la raison. Le Prince lui confia que le diable était un être méchant dont il craignait les maléfices et qu’il cherchait à écarter ceux-ci par le signe de la croix. «Tu n’es donc pas aussi puissant que le diable puisque tu le crains, lui dit Christophe, je te quitte pour le servir.»
Ainsi fit-il, et après avoir juré à Satan une fidélité éternelle il se livre avec son nouveau maître au meurtre et au brigandage, jusqu’au jour où celui-ci, tremblant, rebrousse chemin devant une croix. Interrogé par Christophe sur la cause de sa frayeur et de son trouble, il reconnaît que le Christ l’a vaincu par sa mort et que depuis il ne peut supporter la vue de l’instrument de son supplice. «Tu n’es donc pas le monarque le plus puissant du monde puisque tu crains le Christ, dit Christophe, alors je te quitte pour aller servir celui-ci.»
Un saint ermite qu’il rencontra lui enseigna qu’il ne devait pas s’attendre à servir le Christ de la même façon que ses deux précédents maîtres ; mais se rendant compte qu’il serait plus difficile à un géant de gagner le ciel par le jeûne et la prière qu’aux autres hommes, il l’instruisit des mystères de la Foi et l’engagea à plaire à Dieu en mettant sa force au service des pauvres gens. Pour atteindre ce but, le colosse aidait ceux-ci à traverser un fleuve en les prenant sur ses épaules afin de leur éviter un long détour pour trouver un pont.
Un soir, un jeune enfant lui demande son aide, mais la frêle créature devient sans cesse plus lourde pendant le trajet au point que le géant n’atteint qu’avec grand peine la rive opposée. — «Jeune enfant, lorsque je t’avais sur mes épaules, dit Christophe en le déposant à terre, il me semblait que je portais le monde entier.» — «Ne t’en étonnes pas, réplique le petit voyageur, tu portais Celui qui porte le monde, et pour te prouver que je suis le Christ, ton Roi, lorsque tu auras repassé le fleuve, enfonce ton bâton en terre et tu verras demain qu’il a refleuri et qu’il porte des fruits.» Christophe obéit et le lendemain il trouvait couverte de feuilles et de dattes, comme un palmier, la perche dont il s’aidait pour traverser le fleuve.
Désormais convaincu de la puissance du Christ, il reçoit le baptême de saint Babylas évêque d’Antioche, avec le nom de Christophoros et la suite de son histoire est celle de tous les martyrs de la Foi. Il prêche la religion du Christ en diverses villes d’Asie Mineure, est fait prisonnier et sommé par l’empereur Décius d’abjurer sa foi. Il convertit deux courtisanes, Aquilina et Nicéa, envoyées dans son cachot pour le tenter ; il est soumis au supplice du feu sans en souffrir, puis criblé de flèches qui restent en l’air sans le blesser et forment un rempart autour de lui. Enfin sur sa prière, Dieu consent à accueillir son âme dans son sein. Tout cela est supposé se passer vers le milieu du IIIe siècle. Ajoutons que son martyre est célébré par l’Église d’Orient le 9 mai et par l’Église d’Occident le 25 juillet.

"La date de son martyre est celle où Sirius et le soleil se lèvent en même temps dans la constellation du Grand Chien : c’est le début des jours caniculaires."
Celui qui porte l’O, symbole du soleil et de l’or alchimique
Les légendes les plus populaires sont aussi, bien souvent, les plus anciennes, et il est toujours intéressant de voir s’il ne subsiste pas en elles quelques restes d'une légende ou d’un mythe païen. En effet, il faut reconnaître qu’en maintes circonstances et dans le but méritoire d’amener à elle un plus grand nombre de fidèles, l’Église a fait des concessions au paganisme en sanctifiant ou béatifiant des divinités dont le culte était trop ancré dans l’esprit des habitants de certaines régions pour être renversé. Il suffit pour s’en convaincre de lire un calendrier et c’est ainsi que nombre de temples érigés par les Romains ou les Gaulois à des divinités de l’Olympe ou celtiques sont devenus des chapelles où la forme extérieure régionale du culte rendu a peu changé. Ainsi peut-on voir saint Saturne et saint Apollon pour ne citer que ceux-là ; d’ailleurs Notre-Dame de Paris n’est-elle point bâtie sur l’emplacement d’un ancien temple d’Isis ? et les Vierges noires sur lesquelles il y a encore tant à dire ! Mais cela nous écarte singulièrement de notre sujet.
Si nous examinons la légende de saint Christophe elle paraît s’apparenter par quelques points aux fictions égyptiennes et à la mythologie grecque, et si on lui applique les raisonnements chers à Pernety et à Michel Maïer, elle rentre dès lors dans le domaine de l’alchimie. Si parmi nos lecteurs certains ont visité l’hôtel Lallemand à Bourges (Alemant est l’orthographe correcte) ils doivent se souvenir des deux grands tableaux en pierre sculptée et ajourée, placés dans l’oratoire et dont l’un représente saint Christophe et l’autre le Jardin des Hespérides. Cet oratoire dont l’ornementation est purement alchimique depuis les figures des 40 caissons du plafond jusqu’aux panneaux sculptés et la fontaine, constitue une curiosité tout à fait remarquable qui mériterait d’être mieux connue des Hermétistes. À la vérité je dois reconnaître que Fulcanelli dans Le Mystère des Cathédrales lui consacre d’excellentes pages et il admet comme nous que ce n’est pas fortuitement que saint Christophe voisine avec le jardin des Hespérides. Il explique d’ailleurs avec force détails le symbolisme alchimique de la figure sculptée du Chrystophore (qui porte l’or christique) et c’est à lui que je renvoie les lecteurs s’intéressant à cette curieuse révélation.
Si nous cherchons le trait d’union de ces deux sujets de sculpture, nous le trouvons dans Atlas. En effet, Atlas règne sur les Hespérides, le jardin aux pommes d’or, il est géant et il porte le monde. Ces deux points sont communs au fils de Jupiter et de la nymphe Asie, et au Reprobus de la légende chrétienne. On pourrait épiloguer sur l’étymologie latine de ce nom et y voir «la preuve de la chose ou la chose prouvée» ; il nous semble préférable d’attacher notre attention au surnom d’Offerus : «celui qui porte l’O». Mais l’O est le symbole du soleil et de l’or alchimique, c’est donc le porte-or ; c’est aussi la figure du Christ dans l’Ostie consacrée ; alors Offerus signifie le porte-Christ comme Christophoros qui fut le nom de baptême — et il est important de souligner ici que le nom de baptême ne fut en quelque sorte que la traduction du surnom. Signalons aussi qu’Offerus peut être une altération d’Ophyros, Ophir nom du pays fabuleux où Salomon envoyait ses navires Chercher l’or. Le radical Oph se retrouve aussi dans Ophion qui était le nom du géant détrôné par Saturne et celui d’un des compagnons de Cadmus.

"Anubis, dieu cynocéphale était chez les Égyptiens le symbole du Mercure des Sages."
Nous avons dit que l’Église célébrait le martyre de saint Christophe le 25 juillet. Cette date est celle où Sirius et le soleil se lèvent en même temps dans la constellation du Grand Chien : c’est le début des jours caniculaires. Faut-il voir là une simple coïncidence avec la tête de chien attribuée au saint tutélaire ? À cette époque, le soleil entre dans le signe zodiacal du Lion, symbole de force, (ce signe, igné et chaud, est astrologiquement le domicile propre du soleil et l’exaltation de Mercure). La canicule a toujours été considérée par les anciens comme ayant sur notre planète une influence désastreuse. Sirius déchaîne les guerres et les pestes (et les événements qui se déroulaient en 1914 aux environs du 1er août semblent bien le confirmer) aussi ne doit-on pas s’étonner de l’extraordinaire importance que les peuples du Moyen-Âge donnèrent à saint Christophe comme Protecteur contre le fléau de la peste.
L'épithète de porte-or est donnée au Lion par Basile Valentin dans la neuvième clef de sa Philosophie où il écrit : «Fais que le lion porte-or se jette dans le sein de la Vierge et que de ce côté-là la Balance pèse plus que l’autre. Enfin que les douze signes du lion zodiaque faisant leurs constellations avec les sept gouverneurs de l'univers se regardent tous de bon œil et qu’après que toutes les couleurs seront passées, la vraie conjonction se fasse, et le mariage, afin que le plus haut soit rendu le plus bas et le plus bas le plus haut.»
Cette époque, commencement des jours chauds et coïncidant avec la crue du Nil, marquait chez les Égyptiens et les Éthiopiens le début de l’année et la fête du mariage du Nil. Devons-nous chercher ici encore le symbolisme de la tête de chien d’Anubis ? Ce dieu cynocéphale était chez les Égyptiens le symbole du Mercure des Sages. Plusieurs philosophes ont donné dans la suite le nom de chien à la matière du Grand Œuvre, et le Chien d’Arménie et la chienne de Corascène sont des noms bien connus des familiers de la philosophie hermétique. Les Fleuves ont eu un rôle important dans la mythologie, citons par exemple le Xanthe, le Scamandre, l’Asope et l’Acheloüs dont Hercule réprima les débordements ; ils symbolisent le mercure philosophique dont les esprits consument et dissolvent tout ce qu’on y met. Ces esprits sont coagulés selon l’art par le Philosophe, agissant comme Hercule. Il nous semble inutile de souligner dans l’histoire des religions l’importance du Nil et du Gange ; constatons que la légende ne donne pas de nom au fleuve ou torrent que traverse saint Christophe : c’est l’eau primordiale, principe de toute chose et il porte avec lui l’esprit divin et igné qui donne à tout la vie et le mouvement ; ainsi se résume le symbolisme de son image.

"La canicule a toujours été considérée par les anciens comme ayant sur notre planète une influence désastreuse."
Le bâton sec qui reverdit
Dans sa traversée, le saint s’appuie sur un palmier qui reverdit et porte des fruits miraculeusement. Les feuilles de cet arbre sont bien connues comme attributs de la victoire et du martyre, mais les Égyptiens, en raison de sa fertilité exceptionnelle en avaient fait le symbole de la fécondité, et Isis, Osiris et d’autres dieux égyptiens, sont représentés portant des palmes. L’Alchimiste peut y voir le symbole de la multiplication qui termine l’Œuvre. Remarquons en passant que le thème du bâton sec qui reverdit fut un des plus employés par les hagiographes, et les légendes qui font mention de miracles analogues sont innombrables. La mythologie raconte qu’un superbe palmier sortit de terre à Délos pour servir d’appui à Latone lorsqu’elle mit au jour Apollon. D’autre part, selon une légende islamique, la Vierge était en voyage lorsqu’elle fut prise des douleurs de l’enfantement, elle s’appuya alors sur un vieux tronc de palmier et quand l'enfant fut né, le tronc du palmier sec et sans vie depuis six cents ans devint un dattier superbe. Le parallélisme des deux récits est assez troublant pour qu’on le mentionne.
Ajoutons pour terminer que, dans la représentation iconographique de saint Christophe, l’enfant Jésus assis sur son épaule tient toujours à la main le globe du monde, figuré par un cercle surmonté d’une croix ; c’est en alchimie le symbole de la matière première de l’antimoine des sages (qu’il se faut garder de confondre avec l’antimoine vulgaire), c’est aussi le symbole du monde puisque le Fils d’Hermès voit dans les divers aspects de la matière dans l’œuf philosophique, au cours du Grand-Œuvre, les diverses phases de la création du monde.
Sous son apparence naïve, la légende de saint Christophe cache vraisemblablement des enseignements très élevés. Le temps que passe le géant à la cour de son premier maître pourrait être comparé à la période de préparation qui précède la noirceur ; celle-ci faite de ténèbres et de puanteur évoque le temps passé au service du diable. Ensuite vient l’ablution ou le baptême, la déalbation : il porte l’esprit divin ou soufre philosophique sur l’eau mercurielle pour parvenir à la perfection de la pierre dans le martyre qui le réintègre dans le sein de l’Eternel. On peut voir aussi dans ces trois phases de sa vie les trois étapes qu’a parcourues l’humanité sous la loi naturelle adamique, puis la loi diabolique ou l’idolâtrie, et la loi évangélique ; la première, bien que puissante et bonne, est faible devant les attaques du démon ; l’humanité esclave du diable devient Christophore avec la loi évangélique et elle porte le Christ à travers les adversités de la vie, symbolisées par le fleuve de la légende.
Il reste encore bien des choses à dire, mais nous pensons avoir donné, pour cette fois, assez de sujets de méditations aux hermétistes et hermétisants qui nous lisent, dans les faits que nous leur présentons, pour leur laisser le soin de conclure. Qu’ils aient donc confiance en Dieu et en celui qui le porte : «Christo-phorus videas, postea tutus eras» comme l’écrivaient nos pères.
Auriger
* Ce texte a été publié dans Le voile d’Isis, N° 133, Janvier 1931. Les inter-titres sont de la rédaction de la Lettre de Symbole.

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